{"id":58,"date":"2012-09-02T19:24:50","date_gmt":"2012-09-02T18:24:50","guid":{"rendered":"http:\/\/cluster006.ovh.net\/~elinorac\/blog\/?p=58"},"modified":"2013-02-26T14:16:12","modified_gmt":"2013-02-26T13:16:12","slug":"histoire-de-la-mode-partie-ii-3-le-xixeme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/histoire-de-la-mode-partie-ii-3-le-xixeme\/","title":{"rendered":"Histoire de la mode &#8211; Partie II &#8211; 3\/ Le XIX\u00e8me"},"content":{"rendered":"<div>Napol\u00e9on, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9lu Consul en 1799, monte sur le tr\u00f4ne de France en 1804 sous le titre d&rsquo;Empereur des Fran\u00e7ais. La France, \u00e0 cette \u00e9poque, se remet de la r\u00e9volution. Mais c&rsquo;est pour rentrer dans une nouvelle p\u00e9riode de guerre au travers de conqu\u00eates et de campagnes militaires.<\/div>\n<div>Depuis les ann\u00e9es 1780, l&rsquo;influence de la mode est l&rsquo;apanage de l&rsquo;Angleterre. Au cours de ce si\u00e8cle, c&rsquo;est essentiellement le costume f\u00e9minin qui changera profond\u00e9ment, allant durant l&rsquo;Empire jusqu&rsquo;\u00e0 la premi\u00e8re supression du corset depuis la Renaissance. C&rsquo;est aussi le premier si\u00e8cle dont on peut d\u00e9couper la mode vestimentaire en d\u00e9cennies.<\/div>\n<div>Beaucoup de gentilshommes vivant \u00e0 la campagne, ils s&rsquo;habillent de fa\u00e7on simple et pratique, portant le pantalon trouss\u00e9 dans de grandes en cuir, une redingote par-dessus un gilet et une chemise dont le col relev\u00e9 est maintenu par un foulard nou\u00e9 autour du cou. Les cheveux ne sont plus poudr\u00e9s, la perruque a disparue.<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.musee-fesch.com\/var\/storage\/images-versioned\/97007\/3-fre-FR\/Portrait-sur-pied-d-un-Seigneur-dans-un-village1_reference.jpg\" alt=\"\" width=\"203\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>Jacques Sablet, \u00ab\u00a0Portrait sur pied d&rsquo;un seigneur dans un village\u00a0\u00bb, \u00e9poque napol\u00e9onienne.\u00a0(source:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.musee-fesch.com\/index.php\/musee_fesch\/Mini-sites\/Collections-napoleoniennes\/Collections\/Portrait-sur-pied-d-un-Seigneur-dans-un-village\/(node_theme)\/33448\">http:\/\/www.musee-fesch.com\/index.php\/musee_fesch\/Mini-sites\/Collections-napoleoniennes\/Collections\/Portrait-sur-pied-d-un-Seigneur-dans-un-village\/(node_theme)\/33448<\/a>)<\/div>\n<div>Les femmes continuent de se v\u00eatir \u00e0 l&rsquo;antique, avec des robes plus ou moins longues dont la taille est d\u00e9plac\u00e9e sous la poitrine. Le spencer qui les prot\u00e8ge du froid est une veste tr\u00e8s courte, mettant en valeur le haut du buste. Les gants sont \u00e0 la mode (il est de mise de ne pas avoir la peau hal\u00e9e, mode qui ne changera, par hasard, qu&rsquo;avec Chanel), les dames et demoiselles les portent \u00e0 la suite de manches courtes et bouffantes. Attention, contrairement \u00e0 une id\u00e9e tr\u00e8s r\u00e9pandue, les robes de cette \u00e9poque n&rsquo;\u00e9tait pas syst\u00e9matiquement blanches, m\u00eame si cela se voyait souvent. On trouve aussi du vert, du bleu,\u00a0 du rouge, brun&#8230;, bref, toute couleur\u00a0 est\u00a0possible.<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.historickekostymy.sk\/assets\/images\/empir_pauline.jpg\" alt=\"\" width=\"204\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>Une splendide robe Empire avec traine: Pauline Bonaparte, princesse Borghese, par le peintre Robert Lef\u00e8vre. La jeune femme porte une paire de gants\u00a0et un \u00e9ventail dans la main gauche. Elle est par\u00e9e d&rsquo;un ensemble diad\u00e8me, collier, boucles d&rsquo;oreille et\u00a0broche (source:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.historickekostymy.sk\/html\/body_costumes.html\">http:\/\/www.historickekostymy.sk\/html\/body_costumes.html<\/a>).<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/26.media.tumblr.com\/tumblr_lgkmd0yBEd1qz6m5ko1_500.jpg\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>Une toilette plus simple pour cette jeune fille au bord de l&rsquo;eau, \u00ab\u00a0Portrait d&rsquo;Aglae\u00a0\u00bb par Agla\u00e9 Louise Augui\u00e9. On retrouve dans cette toilette le ch\u00e2le qui sera \u00e0 la mode pendant plus de soixante ans (source:<a href=\"http:\/\/titam.tumblr.com\/post\/3276927309\/portrait-of-aglae-by-aglae-louise-auguie\">http:\/\/titam.tumblr.com\/post\/3276927309\/portrait-of-aglae-by-aglae-louise-auguie<\/a>)<\/div>\n<div>Avec la fin du 1er empire en 1815\u00a0et la Restauration, puis la mort de Napol\u00e9on\u00a0en 1821 \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne (au large des c\u00f4tes ouest de l&rsquo;Afrique), la taille redescend peu \u00e0 peu et la jupe reprend de l&rsquo;ampleur. Le corset est de nouveau port\u00e9, mais il est fait dans des mat\u00e9rieaux plus hygi\u00e9niques et confortables. Jusqu&rsquo;en 1830, les les jupes raccourcissent \u00e0 la cheville et sont de plus en plus exag\u00e9r\u00e9es en terme de largeur. On porte des chapeaux gigantesques \u00e0 rubans et plumes d&rsquo;autruches. La mode masculine, toujours inspir\u00e9e par les Anglais, reste sobre et \u00e9volue peu.<\/div>\n<div>En 1830, sous Louis-Phillippe, la forme de la robe reste \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame mais se rallonge et les accessoires, plumes et rubans disparaissent. C&rsquo;est la premi\u00e8re apparition de la crinoline,\u00a0du nom de son mat\u00e9rieau d&rsquo;origine, le\u00a0crin. Les chapeaux voient leur taille r\u00e9tr\u00e9cir. Puis, vers 1840, sous influence angalise, la silhouette devient aust\u00e8re: on \u00e9limine beaucoup d&rsquo;accessoires, on commence \u00e0 porter la capote,\u00a0chapeau d\u00e9couvrant les cheveux mais poss\u00e9dant\u00a0une longue visi\u00e8re, toujours pour prot\u00e9ger le teint du h\u00e2le. Les cheveux sont coiff\u00e9e \u00e0 l&rsquo;anglaise, avec de grandes boucles tombant sur les \u00e9paules, ou avec des bandeaux couvrant les oreilles.<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.costumes.org\/history\/regency\/boehn\/1840WienerZeitschrift.JPG\" alt=\"\" width=\"218\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>La tenue de 1840: la capote, le d\u00e9collet\u00e9 d\u00e9cor\u00e9 de dentelle ou de lingerie fine et les gants (source:<a href=\"http:\/\/www.costumes.org\/history\/100pages\/timelinepages\/1840to1850.htm\">http:\/\/www.costumes.org\/history\/100pages\/timelinepages\/1840to1850.htm<\/a>)<\/div>\n<div>Chez les hommes, la redingote commence \u00e0 ressembler \u00e0 nos queues-de-pie actuelles, longue dans le dos et d\u00e9couvrant le gilet en-dessous; le chapeau, toujours un haut-de-forme, perd toutefois en hauteur.<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.costumes.org\/history\/victorian\/women\/fashionplates\/1846men1.jpg\" alt=\"\" width=\"208\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>Vers 1846 (source:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.costumes.org\/classes\/fashiondress\/IndustrialRevolution.htm\">http:\/\/www.costumes.org\/classes\/fashiondress\/IndustrialRevolution.htm<\/a>).<\/div>\n<div>En 1848 est proclam\u00e9 la R\u00e9publique Fran\u00e7aise et le future Napol\u00e9on III en est le pr\u00e9sident, avant de devenir l&rsquo;Empereur des Fran\u00e7ais en 1852.<\/div>\n<div>La robe se simplifie dans leur ornement gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;apparition du velours, dont la beaut\u00e9 \u00e9limine tout besoin de rehausser la robe. Il n&rsquo;y a que pour les robes de soie et de coton que l&rsquo;on ajoute de la dentelle au d\u00e9collet\u00e9. Mais surtout, apr\u00e8s une p\u00e9riode \u00ab\u00a0d&rsquo;acalmie\u00a0\u00bb, la crinoline fait son grand retour, et les jupes enflent de nouveau. Cette fois-ci, la crinoline est constitu\u00e9e de cerceaux en acier qui ne n\u00e9cessite qu&rsquo;un jupon de dessous pour la pudeur, et un jupon par-dessus l&rsquo;armature pour en cacher les reliefs sous la jupe de dessus.<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.costumes.org\/history\/victorian\/women\/fashionplates\/lesmodes1853b.jpg\" alt=\"\" width=\"278\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>Vers 1853 (source:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.costumes.org\/classes\/fashiondress\/IndustrialRevolution.htm\">http:\/\/www.costumes.org\/classes\/fashiondress\/IndustrialRevolution.htm<\/a>)<\/div>\n<div><img src=\"http:\/\/www.costumes.org\/history\/victorian\/women\/fashionplates\/1857peterson4.jpg\" alt=\"\" \/><\/div>\n<div>Vers 1857 (source:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.costumes.org\/classes\/fashiondress\/IndustrialRevolution.htm\">http:\/\/www.costumes.org\/classes\/fashiondress\/IndustrialRevolution.htm<\/a>)<\/div>\n<div>Chez les hommes, peu d&rsquo;\u00e9volutions, hormis la primaut\u00e9 de l&rsquo;habit noir. Le chapeau est toujours hau-de-forme mais les bords sont \u00e9vas\u00e9s et relev\u00e9s.<\/div>\n<div>L&rsquo;innovation majeur des ann\u00e9es 1860 se trouve dans la robe: elles sont \u00e0 pr\u00e9sent assembl\u00e9es directement par le fabricant, tandis qu&rsquo;auparavent, il fallait assembler les diff\u00e9rentes parties au moment o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;habillait, ce qui donnait l&rsquo;avantage de pouvoir changer par exemple le corsage ou les manches sans changer toute la robe.<\/div>\n<div>Les ann\u00e9es 1870 voient l&rsquo;apparition des robes \u00e0 tournures, descendant directement des crinolines si peu pratique que peu \u00e0 peu, on fait remonter l&rsquo;ampleur de la jupe sur les c\u00f4t\u00e9s. Pour maintenir tout ce tissu, on invente un jupon que l&rsquo;on surnomme famil\u00e8rement \u00ab\u00a0faux-cul\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:USpatent131840_1872.gif\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/thumb\/d\/d1\/USpatent131840_1872.gif\/250px-USpatent131840_1872.gif\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"274\" \/><\/a><\/div>\n<div>La structure de la tournure (source:\u00a0<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tournure\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tournure<\/a>)<\/div>\n<div>Les ann\u00e9es 1860 et 1870 sont\u00a0surtout celles d&rsquo;un tout nouveau personnage: le cr\u00e9ateur de mode. Charles Frederic Worth est le premier d&rsquo;entre eux, si l&rsquo;on excepte bien s\u00fbr Rose Bertin, la modiste de la Reine\u00a0Marie-Antoinette. Une toute nouvelle \u00e8re s&rsquo;ouvre dans le v\u00eatement. Dor\u00e9navant, ce ne sont plus les femmes qui choisissent leurs tenues, ce sont des cr\u00e9ateurs qui les leur proposent. La haute couture parisienne est n\u00e9e&#8230;<\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/2\/29\/1794-1887-Fashion-overview-Alfred-Roller.GIF\" alt=\"\" width=\"168\" height=\"320\" \/><\/div>\n<div>Un petit r\u00e9sum\u00e9 en image de l&rsquo;\u00e9volution de la silhouette f\u00e9minine de 1794 \u00e0 1887 (source:<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:1794-1887-Fashion-overview-Alfred-Roller.GIF\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:1794-1887-Fashion-overview-Alfred-Roller.GIF<\/a>)<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Un grand merci \u00e0 Tara Maginnis, webmestre et auteur de l&rsquo;excellent site (en anglais) \u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"http:\/\/www.costumes.org\/\">http:\/\/www.costumes.org\/<\/a>\u00a0\u00ab\u00a0.<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Napol\u00e9on, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9lu Consul en 1799, monte sur le tr\u00f4ne de France en 1804 sous le titre d&rsquo;Empereur des Fran\u00e7ais. La France, \u00e0 cette \u00e9poque, se remet de la r\u00e9volution. Mais c&rsquo;est pour rentrer dans une nouvelle p\u00e9riode &hellip; <a href=\"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/histoire-de-la-mode-partie-ii-3-le-xixeme\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4],"tags":[449,20,447,448,450],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1152,"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58\/revisions\/1152"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.elinorabijoux.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}