Des Boucles d’Oreilles Pour Le Nouvel An

Irez-vous danser jeudi soir? Irez-vous dîner entre amis ou faire une soirée jeux? Chez ELINORA, en tout cas, on a les boucles d’oreilles qu’il vous faut pour le réveillon du 31 décembre (et les jours suivants)!

Pour la voir d’un seul regard: Collection Nouvel An

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Elégantes et adaptables à toutes les occasions…
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… Tout comme la version bleue!
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Rond, carré ou oval, ces boucles d’oreilles flatteront n’importe quel visage.
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Oscar de la Renta (1932-2014)

Oscar de la Renta chez lui à Saint-Domingue, 1986.

Oscar de la Renta chez lui à Saint-Domingue, 1986.

Le monde de la mode a eu la tristesse aujourd’hui d’apprendre la mort du grand créateur Oscar de la Renta, des suites d’un cancer. Tout dernièrement, il avait signé la robe de mariée d’Amal Clooney. Et il avait lui-même présenté sa dernière collection.

D’origine dominicaine, il s’installe en Espagne à l’âge de 18 ans pour étudier la peinture, mais se dirige rapidement vers la mode et devient l’élève de Balenciaga. Puis, c’est Antonio Castillo qu’il assiste chez Lanvin à Paris.

En 1963, il travaille pour Elisabeth Arden et lance sa propre marque deux ans plus tard.

Son style est romantique et coloré, ce qui lui attirera les faveurs des Premières Dames, dont Jacqueline Kennedy, mais aussi celles de femmes venant du monde du show-business, comme Oprah Winfrey et Sarah Jessica Parker.

Il a été designer pour Balmain dans les années 1990, et s’est également lancé dans la parfumerie: « Le parfum est une robe invisible qui laisse une trace immatérielle, tenace, magique », dira-t-il à l’Officiel Paris en 1984.

Il s’exprime ainsi sur son idée de la femme: « J’aime les femmes qui ont une tête, pas seule- ment un visage. Qui sont vitales, actives, qui ont un corps et une âme. Je n’aime pas les gens inutiles qui ne contribuent pas à leur vie. J’aime la dynamique optimiste de ceux qui se prennent en charge, qui contribuent à la vie. »

Et sur les vêtement: « Le vêtement doit être en retrait, ne doit pas être en conflit avec le caractère de celui qui le porte. Entre le vêtement et la personnalité, il doit y avoir accord. Un look ne doit pas choquer, on doit reconnaître une personne par la signature d’un créateur ». (l’Officiel Paris, 1984).

Il aimait le luxe et l’élégance, et il s’en entourait. Il était passionné par le XVIIIe et le XIXe siècle, l’une de ses maisons était décorée dans le style Napoléon III, et il collectionnait les tableaux des peintres orientalistes. Philanthrope aussi bien qu’amateur d’art, il a fondé un orphelinat dans son pays natal, et a adopté un bébé trouvé après avoir été veuf de sa première épouse. Il faisait parti des plus grands et laisse un immense héritage à la mode, mot qu’il détestait employer!

Pour Balmain, 1993.

Pour Balmain, 1993.

Toujours pour Balmain, 1993.

Toujours pour Balmain, 1993.

1997. satin de velours imprimé, zibeline.

1997. satin de velours imprimé, zibeline.

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Sophia Loren

Sophia Loren fête ses 80 ans ce mois-ci! On ne présente plus l’immense actrice italienne, à la vie digne d’un conte de fée: elle a une enfance pauvre et difficile, puis elle est remarquée dans le monde du spectacle. Assez peu remarquée au début, les photographes écrivent très gracieusement « Elle a le visage trop petit, la bouche trop grande, le nez trop long ». Eh bien, ils le verront longtemps, ce visage! Elle ne correspond peut-être pas aux canons de l’époque, mais en réalité, elle est d’une beauté explosive, ce dont le public se rendra compte très vite: à 17 ans seulement, elle est deuxième du concours de beauté Miss Italie, mais impressionné par sa grâce et sa sensualité, le jury créé pour elle le titre de Miss Élégance. Elle noue enfin avec le succès lors du film L’Or de Naples en 1954, à l’âge de 20 ans. Une carrière glorieuse s’ouvre alors devant elle, et elle travaille avec les plus grands: le réalisateur Vittorio de Sica, l’acteur Marcello Mastroianni… et aussi le producteur Carlo Ponti, qui deviendra son mari en 1957 et jusqu’à sa mort en 2007. Elle sera de nombreuses fois récompensée au cours de sa carrière, aussi bien en Italie qu’en France, en Allemagne, en Russie et aux Etats-Unis.

Et en 2014, c’est au Mexique qu’elle est célébrée: l’un de ses plus grands admirateurs, l’homme le plus riche du monde, Carlos Slim, lui consacre une exposition dans son musée Soumaya.

LE 8e FESTIVAL DE CANNES 1955 : SOPHIA LOREN

En mode princesse lors du 8e Festival de Cannes en 1955.

LE 8e FESTIVAL DE CANNES 1955 : SOPHIA LOREN

Toujours à Cannes en 1955. J’adore le col de sa robe!

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1965. Un classique signé Sophia Loren: le chapeau et les lunettes oversize.

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1976, dans la chambre de la Reine Marie-Antoinette à Versailles.

 

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Brigitte Bardot

Brigitte Bardot, icône de mode et de cinéma, ambassadrice des animaux, fêtera ses 80 ans le 28 septembre prochain.

Mannequin, actrice puis militante de la protection des animaux, pour lesquels elle choisit d’abandonner le cinéma dans les années 70, elle a laissé à la mode plusieurs styles inoubliables: le vichy, dont la fameuse robe en vichy rose, la marinière, le bandeau, les bottes et les ballerines, le buste façon Dior avec la taille étroite… Pour vous habiller façon BB c’est très simple, tout les vêtements, tous les styles qu’elle a exploités sont devenus des classiques incontournables!

BRIGITTE BARDOT LOOKBOOK | June 18, 1959 - The Cut

Sa famille fait partie de la grande bourgeoisie parisienne, aussi son entourage est-il souvent constitué de personnalités de la mode, du cinéma et du théâtre. C’est ainsi qu’à seulement 15 ans, elle fait la couverture de Elle, en 1949. BB est remarquée par un réalisateur mais ses parents s’opposent à ce qu’elle fasse carrière dans le cinéma. Elle passe une audition où elle rencontre Roger Vadim, qu’elle épouse deux ans plus tard après avoir lutté contre l’opposition de ses parents.

Au début des années 50, elle enchaîne de petits rôles au cinéma ou au théâtre. En 1956, enfin, à 22 ans, arrive la consécration: Et Dieu… créa la femme, de son mari Roger Vadim, qui reçoit un accueil très froid en France mais qui est un triomphe aux Etats-Unis. Elle devient un symbole de féminité, de grâce et de sensualité. Les succès s’enchaînent, tous les grands acteurs veulent l’avoir pour partenaire. Elle est présentée à la Reine d’Angleterre, la toute jeune Elizabeth II, et rencontre lors de cette présentation son idole Marilyn Monroe, dont elle raconte: « J’aurais voulu être elle, avoir sa personnalité et son caractère ». Inutile de le souhaiter! Cinémonde écrit d’elle: Le sex-appeal, c’est Marlène Dietrich, le glamour, c’est Ava Gardner, le oomph, c’est Jane Russell, le t’ça, c’est Suzy Delair, le pep, c’est Marilyn Monroe, Brigitte Bardot mélange tous ces ingrédients explosifs, y ajoute un zeste de fantaisie personnelle, elle sera le pschitt ». Tout est dit!

En 1962, elle s’intéresse pour la première fois à la cause animale, à propos de la façon dont est abattu le bétail. Les tournages s’enchaînent, plus ou moins pénibles, plus ou moins réussis. Ce qui reste sûr en tout cas, c’est que son image de femme fatale lui rend la vie difficile: la Madrague, la fameuse maison qu’elle a achetée à Saint-Tropez est régulièrement envahie par les paparazzis, lesquels semblent n’avoir décidément aucune notion de ce qu’est la propriété privée, et dont Brigitte Bardot raconte qu’elle les retrouvaient jusque dans ses chaises longues! Ses films la montrant assez immorale, elle est également agressée verbalement et physiquement lors de ses tournages en Suisse et en Italie.

En 1973, elle choisit de quitter le monde du cinéma pour se consacrer pleinement à la cause des animaux. Après les conditions d’abattage en 1962, elle prend fait et cause contre la chasse aux phoques puis contre la consommation de viande de cheval. Elle créé une fondation pour les animaux, puis un refuge pour accueillir les bêtes malades, blessées ou abandonnées. Ses interventions dans la sphère publique, passionnées et véhémentes, ne font pas toujours l’unanimité… Mais cela ne l’empêche pas de continuer, ce qui prouve, s’il est besoin, à quel point sa personnalité et sa volonté sont fortes. Et à bientôt 80 ans, elle ne renonce pas, elle s’est récriée en 2013 contre le sort réservé aux deux éléphantes tuberculeuses du parc de la Tête d’Or à Lyon.

Brigitte Bardot headband

Bandeau et marinière.

Brigitte Bardot and Jacques Charrier

En jupe vichy avec Jacques Charrier, son deuxième mari.

 

Brigitte Bardot and Sacha Distel

Le style de Brigitte Bardot

Les bottes.

 

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Haute Joaillerie 2014-2015

Les grandes maisons de joaillerie ont récemment révélé leurs nouvelles collections. Comme d’habitude, les inspirations sont variées et les bijoux magnifiques! Cascades de couleurs, pierres exceptionnelles, formes insolites…, venez admirez un petit florilège.

Il y a trois-cents vingt ans, Charles Perrault écrivait le conte de Peau d’Âne, cette jeune fille que le roi, son père veut absolument épouser suite à une promesse faite à la reine mourante de n’épouser qu’une femme qui serait plus belle et plus vertueuse qu’elle. Il y a quarante quatre ans, Jacques Demy mettait en scène cette histoire avec Catherine Deneuve. Et cette année, Van Cleef & Arpel a participé à la restauration de ce film, qui lui a inspiré une superbe collection.

Une hallucinante émeraude brésilienne est la pierre maîtresse de ce clip Château Enchanté, représentant le château où grandit la princesse.

Collier Robe couleur du temps, l’une des trois robes que doit faire réaliser le roi avant que sa fille fille ne doive se résigner à accepter de l’épouser. Tourmalines paraïba, saphirs et diamants sur or blanc.

©http://atelierscreations-vancleefarpels.tumblr.com/

 

Divers joailliers sont à l’origine de pièce incroyables, comme ces bagues et bracelets. A noter très spécialement, la bague de Wallace Chan.

La bague Vous & Moi d'Alexandre Reza

Alexandre Reza. Bague Vous & Moi avec un magnifique diamant rose et une émeraude, taillés en poire. © Vogue.fr

Le bracelet Pizzo de Buccellati haute joaillerie

Buccellati joue avec les forme sur ce bracelet manchette en or blanc et jaune, saphirs roses et bleus, grenats tsavorites (verts), diamants. © Vogue.fr

La bague Emerald Castle de Wallace Chan haute joaillerie

Bague Emerald Castle de Wallace Chan, avec une émeraude brute, émeraudes, grenats tsavorites, diamants jaunes et blanc. Chose particulière, elle est montée sur du titane. © Vogue.fr

La manchette Apotheosis Acte V de Louis Vuitton Joaillerie

Manchette de Louis Vuitton en or blanc, onyx, diamants, et un gros grenat tsavorite. Le motif du V Vuitton donne un aspect énergique et élégant, voire sportif, à ce superbe bracelet. J’adore!

Cindy Chao, une créatrice joaillière de Taiwan, propose cette magnifique paire d’émeraudes,, totalisant presque 100 carats à elles deux. Elles sont enchassées dans une monture originale en titane (elle aussi!) et diamants.

Maison Cindy Chao Black Label Masterpiece haute joaillerie émeraudes

Maison Cindy Chao.

 

Enfin chez Lalique, qui ouvre un magasin à Paris au 20 rue de la Paix, on découvre ces belles boucles d’oreille inspirées par l’Egypte, dans un style Années folles. Elles sont issues de la collection Soleil de Gaïa, présentée lors des derniers défilés Haute Couture de la semaine de mode parisienne.

Les boucles d'oreilles Soleil de Gaïa de Lalique boutique paris 20 rue de la Paix

Soleil de Gaïa, Lalique. © Vogue.fr

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Fabuleux et Nobles Bijoux Chez Sotheby’s

Mardi matin à Genève, en Suisse, va débuter une vente palpitante. Un peu plus de 500 lots, tous superbes, certains sublimes et d’une valeur inestimable, passeront sous le marteau. Diamants de couleur, colliers, parures, Bulgari, Graff, Van Clef & Arpels… En regardant les photos, je n’ai cessé de m’exclamer de surprise et d’admiration. A vous d’en profiter!

Manificent Jewels, Noble Jewels, Sotheby’s, Geneva, 13 Mai 2014 à 10h.

Un extraordinaire diamant jaune fancy vivid de la collection du joaillier Graff.

Le « clou » (sans vouloir faire de mauvais jeu de mot) de la vente: Un extraordinaire diamant jaune fancy vivid de la collection du joaillier Graff.

Broche de Bulgari.

Broche de Bulgari.

 

twist set VCA 1960s

Parure Twist de Van Cleef & Arpels. Collier, bracelet et boucles d’oreille.

Bulgari 1980's

Bulgari, années 1980.

Boucheron m.gérard

Bracelet Boucheron, boucles d’oreille de M. Gérard.

Van cleef arpels

Collier et deux paires de boucles d’oreille, Van Cleef & Arpels.

cartier

Broche de Cartier.

broche

Joaillier inconnu, ce qui n’empêche pas cette broche d’être de toute beauté!

gübelin 1960s

Parure des années 1960, de Gübelin, un joaillier suisse.

poudrier et bo

Un poudrier et des boucles d’oreille.

Belperron 1942

Cette broche ravissante est de Suzanne Belperron et date de 1942. Cette joaillière extrêmement brillante a travaillé pour la maison Boivin ainsi que quelques autres grands noms avant de fonder sa propre marque de joaillerie. Elle avait l’originalité de ne pas signer ses créations, estimant que « Mon style est ma signature », ce qui rend parfois difficile l’authentification de ses bijoux. Bien que plus discrète que les autres grandes maisons françaises, ses bijou sont très recherchés et ont une grande valeur.

1960s

Broche de Bulgari.

Broche de Bulgari.

Boucles d'oreille en rubis et diamants.

Boucles d’oreille en rubis et diamants.

Bague cabochon de saphir David Webb.

Bague cabochon de saphir David Webb.

Bracelet de David Webb.

Bracelet de David Webb.

Van Cleef et Arpels, 1970.

Van Cleef et Arpels, 1970.

Une tiare de Aage Dragsted (un orfèvre et joaillier danois ayant débuté son activité au XIXe siècle), 1930's.

Une tiare de Aage Dragsted (un orfèvre et joaillier danois ayant débuté son activité au XIXe siècle), 1930’s.

Un hallucinant collier de diamants, 1900.

Un hallucinant collier de diamants, 1900.

Celui-ci est mon préféré avec le suivant. Or jaune, rubis, diamants.

Celui-ci est mon préféré avec le suivant. Or jaune, rubis, diamants.

Fabuleuse parure en perles de rubis, perles de culture diamants et or jaune.

Fabuleuse parure en perles de rubis, perles de culture diamants et or jaune. J’adore!

Parure de M. Gérard.

Parure de M. Gérard.

Bracelet en saphirs et diamants, fin XIXe siècle.

Bracelet en saphirs et diamants, fin XIXe siècle.

René Sim Lacaze.

René Sim Lacaze.

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Expos mode à signaler

Un point sur les expositions mode et bijoux de cette année!

Au musée Galliera, il y a en ce moment et jusqu’au 25 mai une exposition de photographies de mode des collections Condé Nast, la maison qui édite notamment Vogue et Vanity Fair.

Constantin Joffé, Vogue américain, septembre 1945. © 1945 Condé Nast

 

Une exposition des Arts Décoratifs présente les inspirations du designer belger Dries Van Noten jusqu’au 31 août. 

Mais surtout, celle qui me tarde le plus de voir, c’est l’exposition sur les années 50, toujours organisée par le Musée Galliera. Elle débute le 12 juillet et dure jusqu’au 16 novembre. L’idée est de mettre en parallèle la couture « New Look » initié par Dior, et de montrer la naissance du prêt-à-porter qui habillait les enfants du baby-boom. Les deux domaines étaient à la fois un laboratoire commercial et l’un des premiers secteurs de l’économie française, s’exportant dans le monde entier.

Christian Dior, robe Bonbon, A/H 1947. Photo : © P. Ladet et C. Pignol / Galliera / Roger-Viollet

 

Renseignements et infos pratiques:

Galliera

Arts décoratifs de Paris

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Chanel, 1956

Cette ravissante robe bustier a été vendue aux enchère par le Brooklyn Museum en 2011. Elle était estimée à 300-600$ et bien sûr, prestigieuse griffe française aidant, elle a été enlevée à 1920$! L’ensemble est en soie, sauf le jupon que l’on voit dépasser qui est en gaze synthétique. Chanel, fidèle a elle-même, n’a pas voulu obéir au code des jupes crinoline et laisse la robe légèrement cintrée, la jupe droite, fluide et vaporeuse grâce au tulle.

chanel

 

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Les Collections du Met #14: Shannon Rodgers, 1968

Du glamour à l’américaine, voilà pour ce magnifique manteau du soir de la fin des années 60!

Shannon Rodgers est un designer né en 1911 dans l’Ohio, et mort en 1996. Il fut costumier pour Broadway, puis travailla avec les plus grand noms hollywoodiens, avant de fonder avec Jerry Silverman sa propre compagnie. Ils se spécialisent dans le prêt-à-porter, et Rodgers est le principal créateur de l’entreprise. Il créé des tenues chics mais sans extravagance.

Ce manteau, bien dans l’esprit de la maison, est adorable en rose et blanc, avec son rappel aux années 30 (d’ailleurs avant de voir la date, j’ai vraiment cru qu’il s’agissait d’un vêtement de cette époque!). La fourrure est en renard  blanc. Il doit se balancer joliment au rythme de la marche, sa fluidité contenue par le poids de la fourrure.

Evening coat

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Broche, vers 1940.

Cette ravissante broche, qui imite presque à la perfection la nature, est en or jaune, platine, rubis, diamants et émail. Les feuilles ont été stylisées pour donner plus d’allant à l’ensemble ainsi que pour contraster avec les fruits qui pointent vers le bas, conférant ainsi un grand équilibre à l’ensemble. Anonyme et venant d’une collection privée, elle a été vendue par Sotheby’s en 2009, au prix de 50 000$ (estimée à 20 000/ 30 000$).

Ruby, green enamel and diamond strawberry brooch, Circa 1940 ~ Round, single-cut and baguette diamonds weighing a total of approximately 5.00 carats, mounted in gold and platinum.

Plusieurs styles coexistent durant les années 40. Si l’on voit beaucoup de bijoux plutôt massifs comme les bijoux Tank aux formes géométriques, on a aussi pris l’habitude de traiter le métal comme un tissu (Van Cleef & Arpels par exemple, avec sa série de bijoux dentelle). Mais on ne délaisse pas pour autant le style naturaliste, qui s’illustre ici dans une grande pureté de forme et de couleurs.

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Oscar de La Renta Printemps 2014

Le talentueux Oscar de la Renta, qui officie à son propre nom depuis 1967, après avoir travaillé pour Balenciaga puis pour Lanvin (Castillo), nous offre pour le printemps une collection moderne et pleine d’élégance. Beaucoup de goût, des tenues variées (ce que je vous montre n’est qu’une sélection de celles que j’ai préféré), féminité et allure élancée sont de rigueur. Bref, j’adore!

Cette adorable robe verte sent un peu les années Lanvin!

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Masriera, un Espagnol Dans Le Vent de l’Art Nouveau

Masriera est une entreprise de joaillerie espagnole fondée en 1839, à Barcelone. C’est Luis Masriera, le petit-fils du fondateur, qui exporta la maison dans le monde entier grâce à ses merveilleux bijoux Art Nouveau. Éclectique et touche-à-tout, il apprend le métier auprès de son père et se fait connaître en 1901. Ses autres talents de peintre et d’homme de théâtre en firent l’une des figures les plus importantes de l’Art Nouveau  catalan.

Bracelet by Masriera

 

‘Spring Dance,’ an 18-carat gold necklace with 4 garnets, weighing 6.61 carats total, with 470 brilliant-cut diamonds with a total weight of 5.84 carats and fired enamel. At Bagues Masriera   Masriera Pendant Brooch

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Zac Posen: Pré-collection Automne 2014

Souvenez-vous, l’an dernier, j’avais déjà été éblouie par la ravissante collection inspirée 1950’s  – 1980’s de ce jeune créateur new-yorkais. Eh bien il récidive cette année, et c’est toujours aussi ravissant, il y a peut-être même encore plus de subtilité. J’adore, c’est très raffiné, féminin presque à outrance, des mélanges subtiles d’Espagne ou de rococo et de fifties, pas de transparence, et des décolletés sensuels mais mesurés. Mais cela se voit mieux en photos (qui sont toujours aussi belles)!

 

Photos issues de Style.com

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Cartier: Le Style et l’Histoire (Impressions…)

Comme s’en doutent tous ceux qui me suivent régulièrement, j’avais hâte de visiter cette exposition, et il y a de quoi: elle est vraiment remarquable. Pour être honnête, je dois dire que le style de Cartier n’est pas ce que je préfère, mais la qualité et le savoir faire exceptionnel de ces entreprises créées par passion permettent d’apprécier même ce que l’on aimerait pas d’habitude. Et là, c’était bien le cas, mon enthousiasme a été largement récompensé. Les objets présentés sont fascinants, ne serait-ce que par la beauté des minéraux et des métaux. Ils sont aussi étonnants, comme les horloges mystérieuses, dont on ne voit pas ce qui maintient les aiguilles. J’aime également ce sens du luxe discret et élégant, un fermoir en or sur une boite, une bordure de perles et de pierres sur un sac du soir, une petite pendule qui se pose sur une table comme un bibelot…

J’y ai vu aussi le plus gros saphir dont on puisse rêver, je ne me rappelle plus le poids exact mais cela tournait autour de 478 carats! Comme toujours, aimant autant les pierres que les bijoux montés, je me suis laissée perdre mon regard dans la beauté, la profondeur et l’éclat des gemmes précieuses et des pierres fines (le lapis lazuli est d’une beauté et d’une pureté remarquable, les perles de rubis sont d’un rose merveilleux, il y a aussi des émeraudes gravées absolument stupéfiantes, des jades et des agates magnifiques), et je vous invite à en faire de même!

L’exposition reprend donc à la fois toute l’histoire, le style et les célébrités qui ont fait de Cartier l’admirable maison qu’elle est aujourd’hui. On y découvre différents bijoux portés par des personnalités (notamment le collier Crocodile de Maria Félix, ainsi que la magnifique tiare portée par la duchesse de Cambridge le jour de son mariage), le traitement des différents thèmes (je pense que vous serez étonnés par l’Egypte et la Chine).

Allez, je m’arrête là, je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir toutes ces belles choses! Les infos pratiques, c’est par ici!

 

Queen Marie of Romania sapphire pendant. This sapphire, one of the prize pieces in Cartier's collections, is a cushion shaped gem weighing 478 carats.  The sapphire was purchased by King Ferdinand of Romania in 1921

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Météore – Van Cleef & Arpels, 1958

On n’est pas sûr que la comète Ison ait survécu à son passage près du soleil, mais voici des météores qui eux, résistent au temps. Si Ison défie la compréhension des astronomes, cette demi-parure de Van Cleef & Arpels ne mettra pas longtemps à vous enchanter. Une fois de plus, la grande maison de joaillerie est parvenue à rendre une part de la magie de la nature dans cette broche et cette paire de motifs d’oreille, en évoquant la splendeur et la majesté des phénomènes cosmiques.

Un météore désigne une étoile filante. La traînée lumineuse est évoqué par des rayons d’or tandis que l’étoile imaginaire est représentée en pavage de diamant sur platine. Et avec ce léger mouvement de tournoiement, on a vraiment l’impression que ces objets célestes nous tombent droit dessus…

vca1958

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Une Expo à Signaler!

Après Bulgari en 2010, Van Cleef & Arpels en 2012, c’est au tour d’une autre grande Maison française, Cartier, de s’exposer! Du 4 décembre 2013 au 16 février 2014, Cartier dévoile son histoire au Grand Palais. J’ai hâte de la découvrir, car non seulement plus de 600 bijoux seront visibles, mais en plus, des robes, des manteaux luxueux, des accessoires ainsi que des tableaux et des gravures seront à leur côté. L’idée est d’illustrer le monde raffiné et élégant des clients de la Maison, et de raconter l’histoire de la marque à la manière de l’histoire de l’art (la joaillerie faisant partie des arts décoratifs). On pourra découvrir des pièces emblématiques de la maison (verra-t-on le génial collier Crocodile fait pour l’actrice mexicaine Maria Felix?), ainsi que 200 dessins techniques (c’est la partie du processus de création qui m’impressionne le plus). Bref, ça sent la très belle exposition!

A vos billets!

Dessin d’un collier de 1947. (source: Grand Palais)

 

Infos pratiques

 

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Les Collections du Met #12: Lanvin, Hiver 1938-39.

Dans les années 30, la mode de jour veut que l’on laisse le buste plutôt libre (l’influence de Chanel), mais pour le soir, on aime les robes plus ajustées. Ainsi en est-il de cette superbe robe créée par Jeanne Lanvin, qui a su à merveille mettre ce brillant tissu à carreau en valeur. L’élancement donné à la taille est également typique de cette période. Une robe que je porterais avec joie!

Evening dress

A l’arrière de la robe, une sorte de veste rappelle les vêtements du Moyen-Orient. Je trouve cela assez curieux, d’autant que ce n’est pas très flatteur…

Evening dress

www.metmuseum.org

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Collier Belle de Nuit – Boucheron – 2008

Une dizaine de jours bien agités m’a empêché de tenir le blog, mais voilà que les choses commencent à s’organiser, et je vais pouvoir reprendre la plume plus régulièrement. Pour inaugurer le mois d’octobre, je vous présente cet étonnant collier de Boucheron, créé en 2008 par Shaun Lean.

Baptisé Belle de Nuit, il s’inspire de la Comtesse de Castiglione, une étonnante et très belle femme de la petite noblesse italienne. Le rapport avec Boucheron, c’est qu’elle a vécu tout près de la maison de Joaillerie, Place Vendôme, pendant quelques années de sa vieillesse, avant de s’installer rue Cambon (où se situe la maison Chanel).

Cette femme d’une grande beauté, se fit d’abord intrigante, espionne et diplomate. Elle devient entre autres histoires maîtresse de Napoléon III. Elle entame dés 1956, une autre carrière en parallèle: celle de modèle de photographie. Elle pose parée de robes et de bijoux tous plus magnifiques les uns de les autres, se met en scène pour incarner toutes sortes de personnages, et accessoirement dépense toute sa fortune à ce petit jeu.

File:Contessa di Castiglione.jpg

Portrait de 1862 par Gordigiani (source: Wikipedia)

 

Elle est d’une personnalité capricieuse et narcissique, audacieuse, très sûre d’elle. Mais à la fin de l’Empire, lorsque la IIIe république est instaurée, elle se sent inutile et déplacée dans la nouvelle société. Elle s’enferme, se désole de la vieillesse et voile ses miroirs. Elle ne sort plus que le soir, voilée elle aussi, pour que les passants ne puissent voir les « ravages » que le temps a commis sur elle.

La pièce de joaillerie imaginée d’après ce personnage pour le 150e anniversaire de Boucheron, s’inspire du côté sombre de la Comtesse. Beauté tourmentée, que l’on retrouve dans ce collier articulé autour d’un saphir poire, que l’on peut porter séparément. L’or noirci est serti de diamants et de rubis. Mieux encore, un mécanisme permet d’ouvrir et de refermer chaque bouton de fleur.

source: Musée des Arts décoratifs (www.lesartsdecoratifs.fr/)

A droite, le collier fermé (source: www.passionluxe.com/).

 

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Les Collections du Met #11: Claire McCardell, 1945.

Claire McCardell est une grande designer américaine ayant vécu à Paris. Mais c’est aux Etats-Unis, son pays natal, qu’elle fit carrière. Avec la Deuxième Guerre Mondiale, la mode Américaine, plutôt que de s’inspirer de la mode parisienne comme elle l’avait toujours fait, doit trouver son propre style. C’est ainsi que McCardell lance des collections de vêtements qui utilisent pour les tenues chics des tissus habituellement réservés au monde du travail. Satin et jerseys de coton ou toiles de laine habillent donc ses robes de jour. Sur cette jolie robe d’été, un peu audacieuse pour l’époque (peut-être la portait-on de préférence à la plage), elle a utilisé un simple coton beige uni et rayé bleu. Cette robe portefeuille se noue sur le côté et derrière le cou. Détail intéressant: contrairement aux couturiers français, la jupe ne tient pas avec un jupon mais avec les plis froncés à la taille, elle-même affinée par une ceinture.

Sundress

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Scarlett Johansson à Venise

Non, elle n’était pas en vintage, même pas dans les bijoux, mais elle s’était si bien arrangée lors de la première de « Under the Skin », à Venise, que j’ai eu envie de présenter sa jolie robe et son beau collier sur le blog.

Cette robe qui lui allait à ravir, quoique un peu trop décolletée à mon goût, était une création de Versace. Quand à son magnifique collier, il vient de chez Bvlgari. Le noir de cette robe sublime contrastait avantageusement avec les pierres de couleur du bijou. La coiffure simple, le maquillage discret, l’ensemble est vraiment réussi, même pour les plus difficiles!

Scarlett Johansson en beauté à la première du film 'Under The Skin' au festival de Venise en septembre 2013

Scarlett Johansson élégante à la première du film 'Under The Skin' au festival de Venise en septembre 2013

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George Barbier (1882 – 1932)

Georges Barbier était un illustrateur de mode, à l’instar de Paul Iribe. Il fut aussi créateur de costume pour le théâtre, le music-hall et le cinéma (notamment pour Rudolph Valentino). Il travaillait pour plusieurs journaux, dont les plus connus aujourd’hui sont Vogue et Femina. Il était influencé par les vases grecs et par l’Inde. Il a exposé à Paris, puis collaboré avec plusieurs journaux, pour certains dés leur fondation, en raison du cercle d’amis qu’il s’est créé. Dans le Journal des Dames et des Modes, il s’est établit en quelque sorte une réputation de designer: il n’illustre pas les pages des tenues de couturiers, mais dessine ses propres modèles. Cela lui donnait une certaine influence dans le monde de la mode. Ses dessins sont restés si populaires, qu’aujourd’hui encore il demeure l’un des dessinateurs de mode les plus célèbres. Il a officié des années 1910 à la fin des années 1920. Il est mort à 50 ans, en 1932. Son travail le plus connu est l’almanach Falbalas et Fanfreluches, publié de 1922 à 1926.

Portrait de Georges Barbier

1912.

George Barbier, Falbalas & Fanfreluches

Tiré d’un Falbalas et Fanfreluches.

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Le Bal Oriental de 1969

En 1969 eut lieu un bal qui est resté dans les mémoires. Vous rappelez-vous de ce malheureux hôtel particulier de Paris, l’hôtel Lambert, où un incendie s’est déclaré récemment? Eh bien cette demeure était la propriété d’Alexis de Redé, un homme d’affaire hors paire issu d’une grande famille juive austro-hongroise; Il vivait dans le cercle très fermé du « beau monde » dont il a fait parti pendant plusieurs décennies. Il collectionnait le mobilier du XVIIIème siècle et était réputé pour l’excellence de son goût. Il n’excellait pas moins dans les affaires et restaura la fortune d’un industriel chilien – et au passage, parvint à devenir plus riche lui!

Cette richesse lui permettait de vivre dans un raffinement merveilleux et de collectionner les objets d’art dont il raffolait. La légende raconte qu’un jour, il fit l’acquisition d’un mouchoir indien en soie brodée. Il eut alors l’idée d’un bal fastueux, inspiré par l’Orient. Ce bal devait naturellement se tenir à l’hôtel Lambert, où il étalait ses merveilleuses collection et où, lorsqu’on y pénétrait, on avait le sentiment d’entrer dans l’intimité d’une demeure d’un autre âge.

Les journaux de l’époque se sont fait dithyrambiques sur le caractère féérique et exceptionnel de ce bal. Du décor aux quatre-cents invités triés sur le volet, rien n’a été laissé au hasard. Lorsqu’ils arrivaient dans la cour de l’hôtel, les invités étaient accueillis par deux éléphants blanc en papier mâché, monté par leurs cornacs. Dans l’escalier qui menait à l’étage noble, de jeunes et beaux hommes africains portaient des torches qui éclairaient le chemin. La salle de bal ne fut évidemment pas oubliée. Monsieur de Redé avait horreur du vide, de la laideur et de la banalité: il donna des ordres pour que les plats du buffet soient toujours remplis. Il mit du parfum au jasmin sur tous les bouquets. Il fit annoncer ses invités par un héraut vêtu de noir, et lui-même, s’étant fait prince moghol, accueillait les heureux élus en haut de l’escalier.

On dit aussi que pas un invité ne portait le même costume que l’autre. Certains étaient extravagants, d’autres, comme la belle B.B, quasiment nus (elle ne portaient que deux bandeaux qui cachaient sa féminité), d’autres encore portaient des créations d’un grand raffinement, réalisées par les plus grands couturiers français. Empereurs turques et chinois, indiennes en sari, danseuses cambodgiennes, rien n’a manqué à l’imaginaire oriental qu’illustrait ce merveilleux bal…

Les deux éléphants de l’entrée (source)

Oscar de la Renta and Baron Alexis de Redé at Le Bal Oriental, 5 December 1969

Oscar de la Renta et Alexis de Redé (source)

Ici sur TipsImages, il y a quelques photos de ce bal, mais on n’y voit malheureusement pas les décors.

 

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Parfums Mythiques #10: Trésor de Lancôme

Armand Petijean fonde Lancôme à Paris, en 1935. Ce nom est complètement inventé, adopté pour sa ressemblance avec des noms de villes françaises comme Vendôme (dans le Loir-et-Cher) ou Brantôme (en Dordogne). Il a été l’élève et le collaborateur du grand parfumeur François Coty. C’est à la mort de ce dernier, en 1934, que Petitjean lance sa propre entité. Après avoir connu un grand succès, la marque connait de grosses difficultés économiques à la fin des années 1950 car son fondateur ne veut pas s’investir dans les innovations du marketing. Cette discipline, en plein développement dans les années 1950, faisait partie intégrante du cursus commercial dés 1960. Petitjean cède l’entreprise à son fils, et L’Oréal la rachète en 1964.

Pierre Leplieux, collaborateur de Petitjean, imagine en 1952 la recette de Trésor. C’est Petitjean qui en a l’idée originale: il veut un parfum oriental et fleuri, et, voulant y associer l’idée de féerie, il organise une fête extraordinaire pour son lancement. Le premier flacon était taillé de 75 facettes, présenté dans un coffret en velours pourpre et satin blanc, et maintenu en place dans ce coffret par quatre griffes dorées.

En 1990, le parfum a été réécrit par Sophia Grosjman, qui y voit une femme amoureuse et fait du parfum un mélange de rose et d’abricot, qui n’a plus rien à voir avec la recette originelle. Le flacon actuelle est imaginé comme un diamant.

Pour la version de 1990, les notes sont les suivantes:

Notes de tête

Pétales de roses, fleurs d’abricotier, fleurs de pêche

Notes de coeur

Muguet, vanille, héliotrope, iris.

Notes de fond

Bois de santal, musc.

 

L’héliotrope est une plante que l’on rencontre dans le monde entier et qui possède plusieurs variétés. Leur nom vient du fait que leurs feuilles sont tournées vers le soleil (hélios en grec).

Le bois de santal provient d’un arbre poussant en Asie et Océanie.

ce premier flacon de trésor représente un héritage précieux pour la maison

1952.

cette nouvelle version est totalement différent du jus créé en 1950. 

1990.

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Les Collections du Met #11: Hattie Carnegie, l’Elégance Toute en Fantaisie!

Hattie Carnegie était une grande entrepreneuse de la mode des Etats-Unis. Elle est née en 1889 et morte en 1956. Elle n’était pas couturière mais modiste, ce qui ne l’a pas empêchée d’ouvrir une boutique de robes dans l’Upper West Side, à New York. Elle rencontre vite le succès, importe de Paris les robe de Chanel, de Vionnet et de Dior, créé ses propres modèles et se lance dans la bijouterie fantaisie. Le designer de bijoux qui a le plus travaillé pour elle est Kenneth Jay Lane. Si peu de gens connaissent ces deux noms en France, ils sont très plébiscités de l’autre côté de l’océan et les vêtements et bijoux de cette compagnie sont très recherchés.

Cette parure adorable date des années 1950. Elle n’est pas précieuse, mais elle en a l’aspect, bien qu’elle soit en métal doré, verre et strass. C’est tout l’art des bijoux Hattie Carnegie: utiliser des matériaux fantaisie et avoir l’air tout droit sorti d’un atelier de joaillerie…

Jewelry set

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Lena Hoschek

Mais qui peut-elle bien être? Elle n’a que 30 ans aujourd’hui et a lancé sa propre marque à 24 ans, après avoir travaillé pour Vivienne Westwood à Londres. Fascinée par la mode si féminine des années 40 et 50, elle reproduit dans ses créations le style hyper glamour de l’époque, tout y en ajoutant (surtout lors des défilés) un petit côté punk/rock provocateur. J’ai adoré! Les vêtements sont de bon goût, ils sont souvent en matières naturelles (lin, soie, coton), et si certains modèles sont un peu difficiles à porter, beaucoup d’autres sont ravissants, avec des couleurs vives et des motifs originaux.

http://shop.lenahoschek.com/

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Le Nouveau Diamant de Harry Winston

La célèbre maison de joaillerie de New York est réputée pour avoir l’une des plus belles collections de diamants au monde. Il y a presque un mois, un nouveau petit caillou est venu enrichir la collection. Un nouveau diamant, qui pèse la bagatelle de 101 carats, c’est à dire 20 grammes. Cette pierre somptueuse est taillée en forme de poire. Elle a obtenu la meilleure classification pour sa couleur et sa transparence. Et ses dimensions ont de quoi rendre fou: 4,1cm de long, 2,5cm de large… Il a été vendu au joaillier par Christie’s pour 23 millions d’euros, sans compter les taxes et la commission (26,7 millions de dollars).

Le diamant "Winston Legacy" 101 carats d'Harry Winston

The 101.73 carat “Winston Legacy” diamond

source: vogue.fr

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Les Collections du Met #10: Lalique, vers 1897.

Le Met Museum possède un somptueux collier de René Lalique. Il est en or, ajouré d’émaux, d’opales et d’améthystes. Ce créateur était très proche de la nature et il aimait représenter les belles courbes et lignes des animaux. Beaucoup d’oiseaux figurent à son bestiaire: coq (un peigne), hirondelles, grues… Sur ce collier, ce sont des cygnes émaillés de bleu qui, cachés dans les hautes herbes, veillent sur une améthyste. Ils sont rassemblés par les bras d’une femme stylisée, représentée nue, et dont les bras se fondent pour former la bordure du médaillon. En alternance avec les pendentifs aux cygnes, sont des médaillons ornés de magnifiques opales irisée.

Lalique se gardait d’utiliser des pierres précieuses, il préférait utiliser des pierres semi précieuses ou des matériaux nobles comme le corail, les bois précieux, l’ambre… C’est ce qui confère à son oeuvre cette atmosphère si particulière, à la fois insolite et romantique. Ce collier a été créé pour sa deuxième femme.

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Histoires de Marques #10: Dognin, Dentelles Fastueuses

Grande surprise, j’ai découvert il y a peu que ma famille aussi faisait partie du monde de la mode et de la haute couture! L’un de mes grands-oncles était un Dognin, descendant du fondateur d’une fabrique de tulle et de dentelle fondée en 1805. Cette marque a fourni jusqu’en 1985 tous les grands noms de la mode.

1935. Un tailleur de Martial et Armand en dentelle Dognin.

1935. Un tailleur de Martial et Armand en dentelle Dognin.

Jean-Claude Dognin a établie sa fabrique de tulles de soie à Lyon, la grande ville française de la soie. Il lance plusieurs types de tulles de soie après avoir fait passer illégalement des métiers à tisser appelés bobin, de l’Angleterre à Lyon.

Son fils Camille reprend l’affaire, s’associe avec Augustin Isaac et de nouvelles innovations surgissent: une technique permettant d’obtenir une belle imitation de dentelle chantilly, la mécanisation du tissage par l’emploi de machines à vapeur, la centralisation de la confection… Toutes ces nouveautés valent à la Maison la Légion d’Honneur en 1862, et un vif compliment du Maréchal de Mac-Mahon en 1872, les félicitant de leurs efforts pour l’industrie. Ces efforts sont grands: Dognin et Isaac sont parvenu à remonter toute la filière de production, faisant construire eux-même l’outillage et la machinerie pour créer tous les tissus.

1952. Les années 1950 ont du être une décennie en or pour l'entreprise. La dentelle, ce tissu infiniment féminin, était au coeur de toutes les créations, aussi bien manteaux de jour que robes du soir. Ici, c'est Jeanne Paquin qui a mêlé de l'organdi à de la dentelle Dognin. Cette ravissante robe de bal blanche (on portait beaucoup de blanc à cette époque), est surmontée d'une petite cape rappelant le bas de la jupe.

1952. Les années 1950 ont du être une décennie en or pour l’entreprise. La dentelle, ce tissu infiniment féminin, était au cœur de toutes les créations, aussi bien manteaux de jour que robes du soir. Ici, c’est Jeanne Paquin qui a mêlé de l’organdi à de la dentelle Dognin. Cette ravissante robe de bal blanche (on portait beaucoup de blanc à cette époque), est surmontée d’une petite cape rappelant le bas de la jupe.

1957. Cette robe a été travaillée par Castillo pour Lanvin avec de grandes arabesques d'or, sur un tulle de Dognin bien sûr.

1957. Cette robe a été travaillée par Castillo pour Lanvin avec de grandes arabesques d’or, sur un tulle de Dognin bien sûr.

 

Portés par leur excellente organisation, Dognin et Isaac ainsi que leur descendants continueront d’administrer la Maison jusqu’à sa disparition en 1985. Ils restèrent au sommet de l’excellence et ce ni une mauvaise gestion ni la crise économique du début des années 1980 qui les perdit, mais simplement la disparition de la dentelle dans la mode des années 70 puis 80. L’activité de la Maison cessa dés 1975. L’actuel descendant des Dognin, reprenant le nom et le logo familial, s’est lancé avec succès dans la maroquinerie, au début des années 2000. L’un de ses oncles, Emile Dognin, a été l’une des grandes figures de la défense des ouvriers, cherchant à concilier leur bien-être professionnel avec les intérêts de l’entreprise. Son arrière-arrière-grand-père fut un entomologiste réputé. Il a nommé et décrit plus de cent papillons exotiques et sa collection en comprenait 80 000!

La lingerie non plus n'a pas su résister à la beauté des dentelles Dognin! 1957.

La lingerie non plus n’a pas su résister à la beauté des dentelles Dognin! 1957.

1965. Cette robe fait probablement partie des dernières commande de Dognin. Au milieu des années 60, la dentelle a fini par lasser (on se demande comment; moi, je ne m'en lasserai jamais). On préfère maintenant les tissus plus présents, moins fluides et vaporeux, et qui affirme une femme forte et indépendante, non plus une femme toute gracile et presque fragile...

1965. Cette robe fait probablement partie des dernières commande de Dognin. Au milieu des années 60, la dentelle a fini par lasser (on se demande comment; moi, je ne m’en lasserai jamais). On préfère maintenant les tissus plus présents, moins fluides et vaporeux, et qui affirment une femme forte et indépendante, non plus une femme toute gracile et presque fragile…

Et moi dans tout cela? Eh bien je n’ai jamais rencontré mes cousins Dognin. Je sais seulement que ce sont des cousins germains de mon grand-père, du côté de sa mère. C’est donc une parenté relativement proche, et pour moi qui adore la mode, les beaux tissus et bien sûr les bijoux, c’est une grande fierté que des membres de ma famille, même un peu éloignée, aient fait partie de la grande Histoire de la Mode!

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Les Inspirations Fifties de Zac Posen

Zac Posen est un jeune créateur Américain de 32 ans. Tombé très tôt dans le milieu artistique, il commence un programme préparatoire pour la Parson’s design school de New York, la grande école d’art et de design américaine, puis fait ses classes au sein de la non moins fameuse Saint Martin’s de Londres (d’où sortait également, entre autres, le très regretté Alexander McQueen). L’équivalent français de ces écoles est l’ESMOD.

Zac Posen puise habituellement ses inspirations chez Yves Saint-Laurent et Madeleine Vionnet. Mais ici, ce sont manifestement les merveilleuses robes des années 1950 qui l’ont inspiré pour sa collection Automne 2013. Maquillée et coiffée comme une lady des années 50, le mannequin nous présente plusieurs ravissantes tenues qui n’ont rien à envier à leurs aînées. Il y a aussi plusieurs modèles inspirés des années 80 et 90, à découvrir ici.

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Source: vogue.com

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Les Plus Belles Robes du Gala du MetMuseum 2013

Quand j’ai publié sur Facebook l’album photo du gala du Met édité par Vogue, j’avais été assez sidérée de voir la laideur des vêtements (disons-le franchement!) affiché par la majeure partie des stars invitées à cette grande soirée. Fanfreluches, décolletés abyssaux, tissus à vomir,  (excusez-moi, mais oui), on aurait dit qu’elles s’étaient lancées dans un concours de mauvais goût. Heureusement, quelques stars ont su sauver la soirée par leur élégance et (pour certaines) leur distinction. Voici les tenues que j’ai préféré (évidemment, plusieurs sont vintage-inspired, of course!).

La plus drôle:

Gala du MET Costume Institute 2013 Madonna

Le thème était « Punk, Chaos to Couture ». Madonna s’est vraiment donnée à fond dans le thème, limite trop. Ce n’est pas beau, mais c’est très bien imaginé, et évidemment, avec des vêtements haute couture bien coupés, cela fait son petit effet! Elle était en Givenchy par Ricardo Tisci.

Les florales:

Gala du MET Costume Institute 2013 Chanel

Anna Wintour et sa fille Bee Schaffer. Madame en Chanel et Mademoiselle en Dior. J’aime bien l’imprimé de la robe Chanel et j’ai toujours aimé les robes sirène.

N’oubliez pas, à la belle saison, on ressort nos jolis vêtements rayés…

Gala du MET Costume Institute 2013 Liya en Alberta Ferretti

… comme Liya Kebede en Alberta Ferretti. Regardez ce joli imprimé rayé blanc, rouge et noir, semble-t-il en taffetas brillant. La coupe est jolie et avec ce gros jupon en tulle et dentelle noirs, l’effet est garanti. Un petit bémol pour la coiffure (rien n’est parfait).

Une vestale?

Parties — Dylan Lauren

Dylan Lauren porte bien sûr une robe de son père Ralph.

Emilia Clarke en Ralph Lauren également.

L’Inde nous donne le mot de la fin:

Nora Zehetner en Marchesa. Je crois que c'est cette robe que je préfère. Elle est ravissante, bien coupée dans ce joli tissu de sari, et la demoiselle est parfaitement coiffée et accessoirisée.

Nora Zehetner en Marchesa. Je crois que c’est cette robe que je préfère. Elle est ravissante, bien coupée dans ce joli tissu de sari, et la demoiselle est parfaitement coiffée et accessoirisée. Marchesa s’est ici non seulement inspiré des saris mais également des années 50: ce genre de robe-étole était très fréquent dans les collections de cette époque.

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